Vous êtes responsables des travaux académiques que vous présentez et donc de l’usage que vous faites de l’IA dans ceux-ci. Cela implique de distinguer les usages permis et les usages proscrits.
Usages permis
En dehors d’instructions contraires de l’enseignant et des usages proscrits expliqués plus bas, vous pouvez, dans vos travaux, utiliser l’intelligence artificielle librement et sans mention particulière lorsqu’elle joue le rôle :
- d’assistant linguistique : cette aide porte sur l’amélioration (formulation, mise en forme, traduction…) de textes que vous avez rédigés. Elle est comparable aux correcteurs d'orthographe et de grammaire existants.
- d’assistant à la recherche d’information : cette aide est assimilable à l’usage des moteurs de recherche existants qui facilitent l’accès à la connaissance d’un sujet.
Il va de soi que votre université vous encourage par ailleurs à exploiter l’IA, dans votre sphère personnelle, pour accompagner votre étude et consolider votre maitrise des matières !
Usages proscrits
Il est interdit de présenter la production d’une IA (texte, image, code, musique…) comme la sienne propre ou celle d’un condisciple car ce faisant :
- vous vous appropriez malhonnêtement le travail d’autrui ou vous ignorez les sources vraies qui ont conduit au résultat présenté. En effet, si l’IA génère une production « originale », elle le fait sur base de ressources qui ont des auteurs que l’étudiant a le devoir d’identifier et de citer. Toute contribution extérieure à un travail universitaire personnel doit être dûment reconnue en fournissant des références bibliographiques pointant vers ces sources primaires.
- vous développez une forme de paresse intellectuelle puisque vous déléguez à la machine un travail qui vous incombe et qui fait partie d’un parcours de formation. Cela revient à vous priver vous-mêmes d’une occasion d’apprentissage.
- vous empêchez l’enseignant d’évaluer correctement les connaissances, compétences, attitudes que le travail est censé refléter. Faire paraphraser par l’IA des textes écrits par d’autres relève du plagiat. Cette pratique obscurcit votre véritable contribution au travail et représente une tentative de dissimulation.
L’étudiant qui serait tenté de confier à ChatGPT ou d’autres IA le soin de produire, en tout ou en partie, ses travaux personnels est passible de sanctions. L’expérience de l’enseignant lui permet d’avoir l’intuition de la présence d’une fraude. Éventuellement épaulé par des détecteurs d’IA, il peut disposer de présomptions d’infraction à l’honnêteté académique. Il se réserve en outre le droit de demander d'expliquer comment certaines parties d’un travail ont vu le jour, d’organiser une épreuve complémentaire de vérification, un examen oral… En cas d’hésitation sur les règles d’utilisation de l’IA dans un travail, il est vivement conseillé d’interroger vos enseignants.