Faire face à l'alcool


Faire face : fuite et alternatives

Les difficultés font partie de la vie : petites ou grosses, passagères ou persistantes… on ne les choisit pas. Quand nous y sommes confrontés, deux options sont toujours possibles : les éviter ou y faire face.

Devant un problème, il peut arriver de se sentir impuissant : les solutions que nous utilisons habituellement ne fonctionnent pas, l’énergie ou le courage pour affronter la nouveauté nous manquent. La fuite apparaît alors comme la seule solution envisageable pour nous soustraire à la difficulté, les autres solutions semblant inaccessibles.
Pourtant ce n’est pas parce qu’aucune solution n’est évidente sur le moment qu’il n’en existe pas d’efficace. En parler à quelqu’un en qui on a confiance ou demander de l’aide à un professionnel peut débloquer une situation qui paraît être dans l’impasse. Chercher conseil ou assistance n’est pas une marque de faiblesse mais bien une façon de commencer à résoudre le problème. D’ailleurs, il arrive parfois qu’expliquer le problème à voix haute à une autre personne permet d’entrevoir la solution ou du moins découvrir par quel bout s‘attaquer à la situation. 
Al cool
Et l’alcool dans tout cela ? Avec lui, on oublie plus facilement ses déceptions, ses faiblesses, ses problèmes… et le stress peut diminuer. Il permet de fuir (pour un temps) ses difficultés, mais il ne constitue pas pour autant une solution adéquate, car il ne résout rien ! Quand nous refusons de faire face au problème, nous le « contournons » et il demeure inchangé : il reste bien présent et risque de se rappeler à nous par l’un ou l’autre symptôme, propre à chaque individu : anxiété, angoisse, tensions, migraine, insomnie… Si on continue à éviter le problème malgré ces symptômes, l’organisme peut alors vraiment se rebeller : épuisement physique et psychologique, dépression… et plus on persiste à éviter le problème, plus les conséquences risquent d’être importantes.
Bref, une fois l’effet « anesthésiant » de l’alcool passé, le problème va refaire surface, accompagné de symptômes qui peuvent avoir pris une grande ampleur et on se retrouve ainsi avec davantage de choses encore à gérer que dans la situation initiale…

Si au lieu de fuir dans l’alcool, on choisit d’assumer sa difficulté, d’y faire face, de l’analyser et de chercher un moyen efficace de la surmonter, on en ressort plus fort et avec une meilleure estime de soi. L’alcool lui, ne fait que masquer les choses temporairement, voire les envenime et entame notre confiance en nous et en nos capacités de faire face à la situation.

Chercher à « oublier », même temporairement, un petit ou gros problème dans un ou plusieurs verre(s) d’alcool n’est donc pas une solution !

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