Quels sont les risques liés à la consommation d'alcool ?

Les dommages liés à l'abus d'alcool peuvent être classés en deux catégories, selon le type de consommation : les risques seront immédiats en cas d'absorption d’une quantité importante d’alcool en une seule fois, d'ivresse, de consommation associée à des médicaments ou en cas de pathologie par exemple; alors qu'ils seront différés et cumulatifs en cas de consommation abusive régulière (dès 2-3 verres par jour, le corps s'use peu à peu). Les deux types d'excès peuvent évidemment se superposer chez une même personne, qui cumulera alors les deux types de risques. Bien entendu, plus on augmente les quantités, la fréquence ou les occasions de boire, plus les risques sont importants, que ce soit à court, moyen ou long terme. Le cumul alcool-tabac augmente encore les dangers liés à l'alcool, tout comme le mélange alcool-médicaments (lien vers niveau 3b) ou encore alcool-drogues (lien vers niveau 3c).

Les risques immédiats liés à l’alcool

Les plus fréquents sont les accidents, qu’ils soient domestiques, de travail ou de la route. En effet, la prise d’alcool provoque des troubles neurologiques (diminution de la vigilance, des réflexes, de l’équilibre, modification du champ visuel… voire même somnolence) qui favorisent des comportements dangereux aux conséquences parfois dramatiques.

La perte de contrôle de soi est aussi une source de problèmes immédiats par les comportements à risque qu’elle entraîne : actes de violence (envers soi-même ou envers les autres), perte de capacités à se défendre, relations sexuelles non protégées ou non voulues, délires…

Enfin, des réactions physiques peuvent également apparaître : troubles digestifs, pancréatite aiguë (à faire vérifier par un expert) ou coma éthylique.

Cerveau3

Les risques à moyen ou à long terme

Au niveau de notre corps, l’alcool se faufile dans divers organes et y laisse des traces. Peuvent ainsi être touchés : le foie (risques de cirrhose, de cancer…), les muscles (relâchement et affaiblissement), le système digestif (risques de saignements, d’ulcères et de cancers de la bouche, de la gorge et de l’estomac), le cœur et la circulation (maladies cardiaques, problèmes de tension artérielle, accidents vasculaires cérébraux), le système nerveux (lésions des nerfs et du cerveau provoquant des troubles neurologiques et des maladies psychiques), les organes sexuels (risque d’impuissance et de stérilité, risques de malformation du fœtus chez la femme enceinte) et la peau (maladies inflammatoires, psoriasis).
Sur le plan psychologique aussi, les risques sont bien présents !La consommation d'alcool peut amener une diminution de l'estime de soi, des difficultés d’affirmation de soi… qui, eux-mêmes, entraînent des problèmes de comportements : altération du jugement, colère, nervosité, tendance à s’isoler ou à se refermer, difficultés à affronter les problèmes de la vie…

Enfin, le "buveur récurent" risque de sombrer progressivement dans la dépendance. En effet, quelles que soient les raisons pour lesquelles on consomme des boissons alcoolisées (pour leur goût ou pour se détendre, s'amuser, oublier ses problèmes, apaiser ses tensions…), on le fait essentiellement parce qu'on y trouve un bénéfice immédiat. Ces effets étant de courte durée, il est terriblement tentant de reprendre une nouvelle dose pour retrouver ces sensations agréables… et d'en reprendre chaque fois qu'on souhaite satisfaire le besoin de départ (plaisir, convivialité, détente, oubli, apaisement) …ou un autre! Et c'est ainsi qu'on glisse doucement vers la dépendance psychologique. Bien souvent, les raisons pour lesquelles on boit évoluent avec le temps, insidieusement, sans qu'on en ait bien conscience. Ainsi, certains jeunes notamment commencent par prendre quelques verres dans une soirée entre amis, pour être dans l'ambiance. Au bout de quelques sorties bien arrosées, c'est l'idée de boire qui devient centrale et s'ils organisent des soirées, c'est avant tout pour avoir une nouvelle occasion de boire (trop). Après un temps, il devient pour eux inimaginable d'organiser quoi que ce soit sans alcool et impossible de s'amuser sans boire. La dépendance psychologique s'installe et de la dépendance psychologique à l'alcoolisme, la route est malheureusement toute tracée… Fete

Les effets/risques liés à l'alcool pendant la grossesse

Consommer de l’alcool pendant la grossesse peut entraîner de nombreux problèmes chez les bébés : des malformations physiques, des déficits d’apprentissage, d’attention, de mémoire et/ou de comportement. Contrairement à beaucoup de malformations, il est possible de prévenir à 100% l’Ensemble des Troubles Causés par l’Alcoolisation Fœtale (ETCAF) via des changements dans les comportements maternels.

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