Impact environnemental de la cigarette
La fumée de tabac
| La fumée environnementale provient de la fumée qui se dégage de la cigarette entre les bouffées (85%) et de la fumée exhalée par le fumeur (15%) La fraction gazeuse y est prépondérante (90 à 95%). En raison d’une température de combustion inférieure, la fumée de la cigarette qui se consume dite fumée secondaire est plus toxique et plus irritante que celle qui est inhalée par le fumeur. La fumée de tabac contient environ 4700 substances, dont de nombreux irritants, toxiques et 43 agents cancérogènes. La fumée de tabac constitue la source la plus dangereuse de pollution de l’air domestique, en raison de sa concentration élevée en produits toxiques, mais aussi parce qu’on y est exposé à tout âge et pendant des périodes beaucoup plus longues que celles où l’on subit une pollution atmosphérique extérieure. Les principaux toxiques de la fumée de tabac sont les produits de combustion (entraînant la formation de composés cancérogènes comme les goudrons), le monoxyde de carbone (qui se fixe sur l’hémoglobine du sang à la place de l’oxygène, ce qui réduit très fortement l’oxygénation des tissus) et la nicotine. Cette dernière est responsable de la dépendance physique au tabac et exerce également un effet sur le système cardiovasculaire (augmentation de la tension artérielle, de la fréquence cardiaque, vasoconstriction). |

Le mégot
Contrairement aux idées reçues, le mégot n’est pas biodégradable. Alors qu’on pourrait le croire en coton, le mégot contient plus de 5000 substances chimiques et peut mettre jusqu’à 15 ans pour se dégrader lorsqu’il est jeté dans la nature.
De nombreux fumeurs jettent ou écrasent leur mégot au sol lorsqu’ils sont à l’extérieur sans pour autant connaître et mesurer les conséquences de leur acte.
Or, s’il n’est pas ramassé et jeté dans un cendrier ou une poubelle, le mégot sera emporté par la pluie ou le vent jusqu’au premier avaloir. Une fois dans l’avaloir, au contact de l’eau de ruissellement, le mégot commence à libérer ses substances chimiques et donc à polluer les eaux.
Si l’avaloir est relié à une station d’épuration (qui a pour objectif d’épurer l’eau avant de la rejeter dans la rivière), le mégot sera en général retenu par le système d’assainissement des eaux usées mais en perturbera le fonctionnement. Dans le cas où l’avaloir n’est pas relié à une station d’épuration, l’eau et les déchets que le mégot a contaminés sont directement acheminés vers nos rivières.
C’est ainsi qu’un mégot jeté au bord d’un trottoir peut très facilement se retrouver dans nos rivières qui se déversent, à leur tour, dans les mers et océans. Les minuscules particules de micro et nanoplastiques flottent dans l’eau et atterrissent donc dans l’estomac des poissons et autres organismes aquatiques. Les particules les plus fines peuvent circuler dans leur corps et ainsi atteindre d’autres organes. Quatre mégots dans un litre d’eau seraient suffisants pour tuer un poisson de petite taille ! Quand ces poissons arrivent dans nos assiettes, nous ingérons à notre tour ces substances chimiques et plastiques.
De plus, les mégots jetés dans la nature peuvent sont régulièrement source d’incendies, car ils continuent parfois à se consumer pendant plusieurs heures après avoir été jetés.
Afin de diminuer la quantité de mégots abandonnés dans la nature, il est indispensable de sensibiliser la population à la problématique. Il est également important d’apporter des solutions concrètes aux fumeurs pour leur permettre de jeter leurs mégots sans nuire à l’environnement.
(source : www.bewapp.be)
