Utilisation immodérée ou pathologique? Aucune norme quantitative ne permet de le déterminer. On parle d'activité pathologique lorsque la personne a un sentiment d'aliénation, lorsqu'elle est consciente de sa situation, en souffre et essaie de s'en sortir.

Sauf dans de rares cas, la cyberdépendance n'existe pas seule, en tant que telle. Ce n'est pas de la technique qu'on est "accro" mais d'une ou plusieurs de ses utilisations. On n'est pas "branché compulsif", mais on utilise Internet pour une autre dépendance : dépendance au travail, aux achats, à la communication, au sexe, au jeu de hasard ou d'aventures

Pour qu'une activité soit qualifiée de dépendante ou de compulsive, il faut qu'il y ait perte de contrôle : c'est plus fort que soi, il faut le faire. On n'est plus dans le registre de la satisfaction ou du plaisir, mais dans celui de l'obligation. De plus, il y a "centration", c'est-à-dire que l'activité en question devient un peu pour la personne le centre de son existence, elle occupe ses pensées, son énergie, son temps.
Cyberdépendance

Comme toutes les dépendances, la cyberdépendance est révélatrice d'une souffrance ou d'une difficulté. Pour sortir du piège, il faut d'abord prendre conscience que le comportement addictif sert à dissimuler un problème et ensuite accepter de s'y confronter. Qu'est-ce que je cherche ? Pourquoi ? Qu'est-ce qui est en jeu ? Qu'est-ce que je fuis ? Quelle estime ai-je de moi-même ? Qui suis-je ? Etc.

C'est évidemment loin d'être facile ! Il existe toutefois de nombreuses structures capables de venir en aide aux personnes qui le souhaitent.
Le cas échéant, n'hésitez pas à interroger la Maison du Social de la Province de Liège qui pourra vous indiquer les ressources à votre disposition.

http://social.prov-liege.be/

Share this page