Alternatives médicamenteuses aux tranquillisants


Avant de passer aux anxiolytiques, sachez qu’il y a d’autres solutions médicamenteuses au stress et à l’angoisse. Aucune n’est sans risque, certes, mais par rapport aux benzodiazépines, les risques sont moins importants, pour une efficacité similaire dans certains cas.

Par exemple, les bêta-bloquants (délivrés uniquement sur prescription médicale) diminuent sensiblement les symptômes de stress en bloquant les récepteurs Bêta de l’adrénaline. Si le stress est vraiment important, juste avant de passer un examen, c’est vrai que ça peut aider. Mais attention, ce n’est pas non plus sans risque : ça endort un peu, ça peut provoquer des crises chez les personnes asthmatiques, ça va jusqu’à provoquer de la dépression quand l’usage devient chronique. Et de toute façon, ces produits entraînent aussi de la dépendance !

L’effet calmant peut être obtenu aussi avec certains antihistaminiques, qui ont l’avantage d’entraîner moins de dépendance. Par contre, ils sont très sédatifs. Les antihistaminiques servent au traitement des allergies, mais certains sont utilisés comme anxiolytiques. Mais attention, ici aussi, c’est un médecin qui doit prendre la décision de vous les prescrire.
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Enfin, il reste des solutions plus naturelles : des médicaments à base de plantes. Certaines plantes telles que la valériane, le tilleul, l'aubépine, la passiflore et le houblon sont utilisées pour lutter efficacement contre l’angoisse et l’anxiété ou pour faciliter l’endormissement et peuvent aussi jouir du statut de médicament. On les retrouve, soit dans des préparations que le pharmacien réalise lui-même (oui, ça existe encore de nos jours!), soit dans des spécialités telles que, entre autres, Sedinal®, Sedanxio®, Seneuval®, Dormiplant®, Natudor®, etc. Notez que ces spécialités à base de plantes peuvent être, elles, obtenues à la pharmacie sans ordonnance. Ici encore, il faut faire preuve de vigilance : ces mêmes plantes sont utilisées aussi dans des produits qu’on appelle «compléments alimentaires» qui ne sont pas contrôlés comme les vrais médicaments, ni pour leur efficacité ni pour leur toxicité !


Quoi que vous décidez d’avaler, parlez-en d’abord avec votre médecin ou au moins à votre pharmacien ! Et puis, pensez qu’il y a des solutions non médicamenteuses à votre angoisse ou votre stress.

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