Ai-je un problème avec le jeu ?


Boule Si on extrapole les chiffres d'autres pays européens, on peut considérer qu'un adulte sur quatre court un risque faible ou modéré de perdre le contrôle de sa consommation de jeux. Si celle-ci tend à devenir  excessive, le risque devient élevé ou très élevé pour 2 à 5% de la population.

Cette consommation devient problématique quand elle entraîne des conséquences négatives importantes dans la vie du joueur.  Parmi les joueurs problématiques, on distingue les joueurs pathologiques (qu'on appelle aussi joueurs compulsifs et qui représentent 1 à 2 % de la population belge) des joueurs "simplement" excessifs en ce qu'ils sont conscients d'avoir perdu le contrôle de leur consommation et qu'ils expriment cette souffrance par rapport à cette dépendance.

La proportion de joueurs pathologiques peut aller de 3 à 5% chez les jeunes.
On peut estimer que plus de 200 000 personnes ont un problème avec le jeu en Belgique et que 25 000 jeunes de moins de 21 ans répondent à la définition de joueur pathologique.

Moins d'un tiers des joueurs problématiques sont conscients de l’ampleur du problème qu’ils ont avec le jeu.

Il est donc important de passer quelques tests simples, d'être attentif à certains indices d'excès, d'évaluer son taux de risque personnel.

Le joueur pathologique a commencé sa carrière de joueur par des gains et a perdu de vue la dimension du hasard, il est convaincu qu'il a une prise sur le jeu, une possibilité d'influencer le jeu en sa faveur. Quand il perd, il attribue sa perte à la malchance et est persuadé qu'il va se refaire parce qu'il a une mauvaise compréhension du taux de retour et de l'espérance de gain négative.

Dès lors, on peut considérer qu'un joueur est devenu joueur pathologique ou compulsif quand il répond à plusieurs des critères suivants :

  • Il pense sans cesse au jeu, aux expériences passées et futures, et aux moyens de se procurer de l'argent pour jouer
  • Quand il joue, il perd la notion du temps.
  • Il joue des sommes de plus en plus importantes : il a sans cesse besoin d'augmenter pour atteindre l'excitation qu'il recherche.
  • Il dépense tout son argent dans le jeu et a des difficultés à l'utiliser pour d'autres choses que le jeu.
  • Il est persuadé qu'il va gagner.
  • Quand il gagne, il rejoue la somme pour gagner davantage.
  • Il a déjà souvent essayé de jouer moins, voire d'arrêter, mais n'y est jamais arrivé.
  • Il se montre tendu, irritable quand il essaie d'arrêter
  • Quand il ne joue pas, il se sent anxieux, angoissé, dépressif. Il joue pour oublier ses ennuis.
  • Il éprouve parfois des regrets, se sent coupable, après avoir joué.
  • Quand il perd, il retourne jouer plus tard pour "se refaire", persuadé qu'il va regagner ce qu'il a perdu.
  • Il ment à son entourage pour estomper son comportement de jeu.
  • Il commet des actes illégaux pour se procurer de l'argent pour jouer : vol, escroquerie, fraude, détournement… ou envisage de le faire.
  • Il compte sur les autres pour obtenir l'argent nécessaire pour jouer.
  • Il vit des échecs graves ou des difficultés importantes dans son couple, avec sa famille, dans ses études, au travail… à cause du jeu.
  • Il pense parfois au suicide comme solution à son comportement de jeu.
  • Il a des problèmes de sommeil à cause de son comportement de jeu (surtout les femmes).


Il est à noter que les joueurs ont souvent tendance à nier la réalité des problèmes et donc ne se retrouvent pas dans les critères ci-dessus, soit qu'ils n'en sont pas conscients, soit qu'ils les minimisent.

On tend actuellement à simplifier encore le dépistage en considérant que le joueur est pathologique sur le seul fait qu'il a besoin de jouer avec des sommes d’argent de plus en plus élevées pour atteindre l’état d’excitation désiré ou alors qu'il a menti à sa famille et à ses relations pour dissimuler l’ampleur réelle de ses habitudes de jeu.

Chance

Share this page